Nom : MacPherson
Prénom : Alister
Age : 19 ans
Sexe : Homme
Sexualité : Gay « Uke » (/ Poupéophile ?)
Rang et Situation Financière : Il est le fils du comte et de la comtesse d’Aberdeen. Très riche, il n'a jamais manqué de rien.
Elément maîtrisé : Il ne s’est pas encore découvert d’affinité avec un élément.
Autres Pouvoirs :
-
Baiser de la Fée Bleue : Il peut donner vie à de petites poupées en bois d’une dizaine de centimètres. Celles-ci grandissent et ressemblent alors à de véritables êtres humains qui se déplacent selon la volonté de leur maître.
Avantages : Ces poupées possèdent peuvent porter des charges lourdes, jusqu’à deux fois leur poids.
Elles ne craignent pas la douleur, il faudra donc les couper en morceaux si on veut s’en débarrasser.
Inconvénients : Même si la transformation est très réaliste, les articulations des poupées restent visibles, c’est pourquoi Alister les habillent avec des vêtements qui recouvrent quasiment tout leur corps.
Elles ne peuvent s’éloigner de plus de 8 mètres d’Alister auquel cas, elles tomberaient sur le sol, inanimées.
Enfin, ces poupées ne peuvent parler.
-
Pinocchio, le petit garçon en bois : Dérivé du premier pouvoir, cette capacité permet à Alister de se voir doter de jambes de poupées, afin de se déplacer plus facilement. Cette capacité très gourmande en énergie n’est utilisée que dans des cas extrêmes, où il doit fuir notamment.
-
Stromboli, le Marionnettiste Déjanté : Si Alister se trouve à proximité d’une personne évanouie ou endormie, il peut la faire se déplacer selon sa volonté. Si la personne est en pleine possession de ses moyens, il pourra tout du moins entraver légèrement ses déplacements en essayant de lui appliquer des mouvements contraires, mais c’est beaucoup moins efficace.
Description Physique : Malgré les lourdes séquelles de son tragique accident, il n’en demeure pas moins qu’Alister reste un beau garçon. Svelte et élancé, il mesure 1m78 pour 66 kilos, chaise roulante non-comprise bien évidemment. Sa peau a toujours été claire mais depuis qu’il a perdu l’usage de ses jambes, son teint semble plus livide que jamais, lui donnant un aspect moribond.
Il possède de longs cheveux noir corbeau qui lui tombent vers le milieu des omoplates. Toujours impeccables, il passe toujours un long moment à les frotter et à les coiffer. Malgré ses efforts, quelques mèches finissent inévitablement par lui tomber sur le visage, le rendant plus sexy que jamais.
Les traits de son visages sont bien réguliers et tout à fait symétriques, sauf bien sûr quand il s’amuse à un hausser son sourcil gauche. Il s’étonne souvent la difficulté que la plupart des gens éprouvent pour accomplir ce même geste qu’il réalise lui-même avec tant de facilité.
Il est doté de magnifiques yeux couleur rubis qui lorsqu’ils fixent quelque chose de désirable se mettent à briller intensément tel l’éclat d’un joyau d’une pureté infinie. La bouche, placée à juste en dessous de l’organe olfactif, n’a plus esquissé l’ombre d’un sourire depuis trop longtemps déjà. Elle n’a d’ailleurs jamais servi non plus à étancher une passion amoureuse, chose qui n’arrivera jamais maintenant qu’il est cloué pour toujours dans un fauteuil. Enfin, pour terminer avec le visage, on remarquera quelques piercings au niveau des oreilles et un autre accroché à sa lèvre inférieure.
Le torse, pas encore tout à fait dessiné, laisse entrevoir sous son voile de chaire quelques muscles à peine travaillés. Il faut dire qu’en restant assis à longueur de journée, il est difficile de disposer du corps d’un athlète.
Les jambes, ou plutôt ce qu’il en reste ne sont plus que deux moignons tous justes cicatrisés, enveloppés dans des bandages fermement noués à ses cuisses.
Concernant son style vestimentaire, on peut dire que la couleur prédominante est le noir mais il lui arrive de glisser quelques touches de rouges de temps en temps pour faire ressortir ces beaux yeux vermeils. Il porte des chemises essentiellement, sur lesquels viennent s’ajouter froufrous et autres ribambelles de soie et de dentelle. Souvent drapé dans un épais manteau de fourrure, notre aristocrate est en effet extrêmement frileux. Il ne porte jamais de chapeau car il trouve cela ridicule et complètement démodé.
Description psychologique : Avant que ne survienne l’affreuse tragédie, Alister était un garçon épanoui et extraverti. Le fond de sa pensée n’avait jamais aucun secret pour personne, et il se plaisait à clamer haut et fort son point de vue sur tout et en tout.
Sportif et quelque peu hyperactif à certaines occasions, il profitait de chaque moment pour se dépenser de quelque façon que ce soit. Equitation, escrime, athlétisme, étaient des disciplines auxquelles il avait été initié dès le plus jeune âge. Il avait toujours été persuadé que jamais ils ne cesserait de les pratiquer, mais le temps s’est hélas joué de ses certitudes.
Cependant, ses traits de caractère ont presque tous été gravement altérés après l’affreux événement. Lui qui avait toujours aimé la conversation se réfugiait à présent dans un silence oppressant. Il n’ouvre plus la bouche que pour débiter ses réflexions noires ou ironiser sur sa triste situation. Il lui arrive aussi de s’adresser à ses poupées comme à ses amies lorsqu’il pique une de ses crises.
En effet, suite à son viol, il semble qu’il ait développé une légère schizophrénie qui récemment a pris plus d’ampleur. Lorsque l’une d’elle se déclenche, il devient très susceptible et agressif. Il peut même aller jusqu’à tuer la personne qui tente de s’opposer à lui s’il ne reprend pas rapidement ses esprits.
Heureusement, il a conservé certaines traces de son ancienne personnalité, comme par exemple son amour des animaux et des insectes en particulier. Sauterelles, fourmis ou pinces-oreilles méritent toujours toute son attention. Prenant ses airs d’entomologiste, il se met à les observer comme s’ils allaient lui révéler d’importants secrets.
Il continue également d’éprouver cette fascination pour l’art à la différence que ce ne sont plus le choix des couleurs ou le génie dans le coup de pinceau mais plutôt l’aberration cachée dans la toile. Il s’amuse à chercher le petit détail, l’intrus qui se terre au fond du tableau, n’attendant que le regard d’un expert pour se dévoiler.
Histoire : Enfant unique de Graham MacPherson et Donalda MacBeath, Alister fut durant l’aube de sa vie, un enfant aimé comme seuls quelques rares bambins de l’époque pouvaient s’en vanter. Il n’était âgé de deux qu’il possédait déjà trois superbes destriers, avait six serviteurs à son service, et possédait déjà trois chambres. Oui, le futur comte d’Alberdeen fut un bébé choyé.
Cousin des deux princes de la nation écossaise, il leur arrivait souvent de jouer ensemble tous les trois. Alister éprouvait beaucoup d’admiration pour son Liam et Edward, et les jalousait même un peu. Mais, il le cachait si bien derrière ses airs candides que personne n’en sut jamais rien.
Malheureusement, les visites chez le roi et la reine d’Ecosse se firent de plus en rares avec le temps, si bien que cela fait à présent près de dix ans qu’Alister et ses deux cousins ne se sont plus revus. Le jeune MacPherson grandit au château devenant un beau jeune homme qui attirait aussi bien les regards des jeunes filles que ceux des jouvenceaux. En effet, ceux-ci lui accordaient volontiers le charme des femmes. Il fallait dire que depuis que ses cheveux avaient poussé, il était aisé de se méprendre et de confondre le jeune homme avec une jolie demoiselle. D’ailleurs, le noble se prenait au jeu et lorsqu’il se promenait en ville, se laissait courtiser par les plus beaux spécimens du village.
Lors de son 18ème printemps, Graham mourût sur le champ de bataille laissant la régence à la comtesse Donalda, qui malgré son cœur brisé, consentit à poursuivre l’œuvre de son époux. Une ère plus sombre s’abattit sur la ville et on regretta bien vite le défunt. En effet, la sœur cadette du roi d’Ecosse avait sombré dans les méandres de la folie après le deuil de son mari et commençait à faire exécuter des citoyens innocents pour son seul plaisir.
Durant les mois qui suivirent, un vent de révolte commença à souffler autour du château où Donalda et Alister se tenaient bien à l’abri des villageois, laissant aux soldats tout le loisir de calmer la population. Le jeune comte, indigné par cette situation, se risqua à sortir dehors pour tenter de s’allier à la population et renverser le pouvoir de sa mère.
Les villageois ne l’entendirent pas de cette oreille. Ils se saisirent du garçon et lui tranchèrent les jambes à coups de machette. Ensuite, ils souillèrent son corps de mille façon pendant plusieurs jours, jusqu’à que la garde ne finisse par le retrouver à moitié mort sur une botte de foin caché dans un enclos réservé au bétail. Sa mère avait lancé de nombreuses patrouilles à sa recherche. I
Séquestré, mutilé, violé et humilié, il resta alité plusieurs mois sans adresser la parole à quiconque, prisonnier d’un mutisme qu’il ne contrôlait pas lui-même. Cette douloureuse expérience l’avait rendu affreusement amer, et il éprouvait la race humaine que du ressentiment et du dégoût. Son unique distraction consistait à s’amuser avec de petites figurines sans visages aux airs vaguement familiers d’hommes et de femmes. Eux au moins, ne ferait jamais de mal.
Sa mère vint lui rendre visite quelques semaines plus tard. Il faisait nuit et le corps du cul de jatte était soumis à une fièvre violente. Tandis qu’elle lui murmurait des mots d’amour au creux de l’oreille, il serra fort dans sa main l’un de ses jouets en bois comme pour se donner du courage. Soudain, l’une des poupées posée sur le lit se changea en un mannequin de chair entièrement nu laissant voir ces affreuses articulations. La créature s’avança vers Donalda en tendant sa main vers elle. Fermement, elle serra ses doigts autour de sa gorge jusqu’à que la comtesse s’éteigne, le visage crispé par une vision mortifère.
Alister venait de découvrir le mystérieux pouvoir qu’il recelait au plus profond de lui. Une aptitude dangereuse à la fois pour lui et pour les autres. Sombrant dans ce que plus tard les médecins appelleront la dépression, c’est son oncle qui reprit en main le pouvoir à Aberdeen en attendant qu’Alister se rétablisse de son chagrin. Bien sûr, personne ne sût jamais comment la comtesse avait connu la mort, mais une chosé était sûr, elle avait horriblement souffert.
Peu de temps après ces évènements, un courrier du prince héritier du trône d’Ecosse arriva au manoir d’Aberdeen, invitant le malheureux Alister dans les terres de Blackford. Le garçon qui en avait assez de respirer l’air malsain de ses appartements, accepta vivement la convocation et se rendit aussitôt là-bas, accompagnée de la meurtrière de sa mère, sa première poupée baptisée Nina.
_________________
Equilibriste malchanceux sur son trône de pacotille.