[Eeeeh non ce n'est pas un vrai nouveau c'est juste Asling qui en marre de jouer au prêtre et qui essaie un autre registre. Veuillez me pardonner si j'ai fait des erreurs concernant la Russie, voyez-vous je ne suis pas russe pour deux sous, à mon grand désespoir. Je sais que l'avatar lui donne l'air d'un vampire mais c'était le plus beau dans ma sélection M'enfin si c'est pas correct je vais changer. Une dernière chose parce que là je m'étire vraiment : l'histoire c'est du grand n'importe quoi, je l'ai juste écrite pour mon plaisir personnel (inspiration quand tu nous tiens)]
Nom: Koslov
Prénom: Roman
Age: 35 ans
Sexe : masculin si je ne m’abuse
Sexualité : Bi, pas de gâchis
Rôle/fonction : Jardinier du château (jouer dans l’engrais royal c’est la classe)
Elément maîtrisé : Feu
Autres Pouvoirs : Roman possède une mince affinité avec l’élément de la terre (merci à sa maman), il peut donc connaître les carences d’une plante en la touchant.
Description physique : Il n’y a rien en Roman qui évoque le brave moujik de la steppe sibérienne. En fait son apparence est plutôt un dérivé de celle des cosaques, à la fois distingué et indomptable. Ni très bâti, ni gringalet non plus, il sait user de sa grande taille (1m90) pour imposer le respect. Son visage aux traits racés affiche en quasi-permanence un sourire qu’il est difficile de cerner, certains le décrivent comme naïf, d’autre comme cynique. Une tignasse noire, allant légèrement vers le cendré, impossible à dompter, tombe librement sur son visage, lui donnant un air d’aventurier sans attache. Roman est très fier de ses yeux, qu’il considère comme la plus belle partie de son anatomie, car ils tirent à la feu sur le noisette et l’orangée, tout dépendant s’il fait cramer quelque chose ou pas.
Description psychologique : Phénomène de foire ? Excessif ? Verbomoteur ? Il n’y a pas de mot assez précis pour décrire l’hurluberlu qu’est Roman Koslov. Si on regarde en surface on peut aisément qualifier Roman de verbomoteur, il n’ya aucun doute là-dessus, son horreur du silence le pousse toujours à faire jaillir un flot de paroles de ses cordes vocales, pas toujours très cohérentes d’ailleurs. C’est un homme joyeux et amical, que la plupart des gens apprécient grâce à l’aspect ludique que lui donne son caractère excessif. Mais si la bonhomie de Roman peut aller dans les extrêmes par une bonne humeur constante parfois irritante, ce n’est pas le seul aspect de sa personnalité à avoir le statut « d’extrême ». Si les psychiatres existait à l’époque il vous aurait probablement donné ce diagnostique : Roman souffre d’un caractère profondément antisocial, c’est-à-dire qu’il se fiche totalement des normes de comportement dans la société, se souciant guère de ce que ses actions peuvent entraînées comme conséquence chez les autres êtres humains. Bref, il fait ce qu’il veut quand il le veut. Son pouvoir sur le feu a probablement corrompu son cerveau, car il est gravement atteint de pyromanie (plus de 30 chefs d’accusation pèsent sur lui). L’idée de détruire le travail des hommes ne lui a jamais fait ressentir de la culpabilité, car, pour lui, l’homme ne sait que détruire. Toutefois, si quelqu’un sait gagner son respect, il lui vouera une loyauté sans faille, pouvant même se muter en un amour excessif menant jusqu’au harcèlement. Seules les personnes que Roman apprécie peuvent le faire obéir à leurs commandements, plusieurs de ses précédents employeurs ont d’ailleurs mystérieusement souffert de brûlures au troisième degré…
Histoire:
Le Commencement
Cette fille était vraiment très belle. L’allure misérable du convoi ne faisait que rehausser la beauté de cette femme, comme une perle au milieu des déchets. Elle semblait dominer le monde de son regard fier, perché sur sa charrette tirée par un bœuf si maigre qu’on se demandait s’il allait pouvoir survivre au voyage. Si l’on ne se fiait qu’à son visage, et non aux haillons qu’elle portait, ses traits démontrait une certaine noblesse. Mais que pouvait-elle donc faire dans se convoi perdu pour la Sibérie ?
Ils étaient une trentaine de colons, certains volontaires, d’autres pas, en provenance de St-Pétersbourg, se dirigeant vers Karaoulny Mys, minuscule village dans la steppe. Ordre avait été donné d’aller y fonder le village que l’on nommerait désormais Pokrovskoïe, la conquête officielle de la steppe ne se ferait pas sans hommes sur le terrain, et ces hommes aujourd’hui c’était eux : le petit convoi à la femme mystérieuse.
Parmi les plus intrigués se trouvait Vadim Vadimovitch, le forgeron. Son regard n’avait pu se détacher d’elle depuis le début du voyage, mais l’aura imposante qu’elle dégageait l’avait empêché d’aller lui dire quoi que se soit. Il était donc resté silencieux, de toute façon les femmes, il n’avait jamais été doué avec elles, il préférait de loin piocher sur une barre de fer brûlante.
Le vent cinglant de la plaine se leva alors, comme un signe de Dieu lui-même et le châle posé sur les épaules de la belle inconnue s’envola. Si plusieurs des hommes présents ne se firent pas prier pour aller le ramasser, se fut Vadim qui s’en saisit le premier. Il se dirigea, l’étoffe en main, avec le pas que devait adopter tout vrai homme russe qui se respecte, confiant et déterminé. Saisissant sa chance, puisque Dieu semblait en vouloir ainsi, Vadim s’inclina légèrement devant la dame et lui tendit son bien.
-Ceci vous appartient je crois, mademoiselle.
Elle lui adressa un sourire polie,ce qui illumina son visage trop sérieux, en reprenant le châle.
-Je vous remercie monsieur.
-Appelez-moi Vadim, je vous en prie, s’empressa de dire celui-ci, avec un peu trop d’empressement d’ailleurs.
Le regard de la jeune femme se détourna à nouveau vers la plaine qui n’en finissait plus de s’étendre infiniment sur l’horizon. Vadim pesta contre lui-même et sa grande gueule pour avoir peut-être bousillé toutes ses chances avec la plus jolie fille de cette bande de rustres.
-Euhm… pardonnez-moi, mais cela fait presque une semaine que nous voyageons ensemble et je… je ne connais pas votre nom… balbutia timidement le forgeron, bien décider à ne pas laisser tomber aussi vite.
Touché ! Elle sourit encore.
-Oksana, Oksana Koslov, est mon nom. Vous le connaissez maintenant, répondit-elle avec l’accent ukrainien qu’il avait cru déceler plus tôt.
-Enchanté mademoiselle Koslov ! s’enthousiasma Vadim trop heureux d’avoir eu une réponse favorable. Vous venez d’Ukrai…
Il n’eut le temps de terminer sa phrase que la jeune femme se plia en deux, un étrange rictus de douleur se formant sur son visage. Elle se ressaisit presque aussitôt, le souffle haletant, mais affichant un sourire d’excuse à Vadim visiblement inquiet.
-Ce n’est rien, dit-elle en posant sa main sur sa robe arrondis par son ventre. Il vient juste de me donner un coup de pied…
Vadim fixa un instant le ventre d’Oksana qu’il n’avait pas remarqué trop obnubilé qu’il était par son visage et ce dit qu’il était particulièrement con.
***
La Chute
Roman fit glisser la main glacée sur sa joue à lui, brûlante. Il n’avait pas écouté les autres et était retourné auprès d’elle. Auprès de ce corps vide qui quelques heures auparavant était encore sa mère. Il ne pouvait se résigner à l’abandonner.
Qui maintenant lui raconterait des histoires dans la nuit froide de la steppe ? Lui chanterait des chansons d’Ukraine et de Pologne? Lui apprendrait ces langues si belles que personne d’autre qu’eux connaissaient ? Aucun autre ne pouvait comme elle faire grandir des fleurs dans la plaine glaciale…
L’enfant se coucha contre le corps dans son linceul qui ne dégageait plus cette chaleur qu’il avait toujours connu, et qu’il n’était pas près de laisser. Il eut un bref regard pour l’autre petit corps inerte et glacial à côté de celui de sa mère. Son frère sans nom et sans vie. Quelle cruelle ironie pour une sage-femme de mourir en accouchant. Mais Roman était encore trop jeune pour y voir quelconque jeu du destin, il ne voyait que sa propre tristesse.
Il était seul maintenant. Seul dans le secret. Son père il ne comptait pas, il n’était pas comme lui, il ne pouvait pas comprendre. Maintenant qu’elle était morte, personne d’autre ne pouvait partager avec lui son don. À part sa mère et lui, le village était dépourvue de gens qu’elle disait « bénis des Dieux ». Elle était la terre, lui le feu, mais il était désormais livré à lui-même avec son feu indomptable sans la constance de la terre pour le contrôler.
La porte de la petite chambre s’ouvrit dans un grand fracas et Vadim entra en trombe. Sa colossale silhouette tituba un peu et Roman reconnu l’odeur de la vodka qui émanait de lui. Une fois son équilibre rétablit, la main du forgeron s’empara du poignet de l’enfant.
-Papa arrête ! geignit l’enfant, la trop grande force de Vadim lui broyant presque les os.
-Je t’avais pourtant dit de ne pas venir ! Elle est morte petit con ! C’est qu’un cadavre ! rétorqua-t-il, projetant son haleine d’alcool au visage de Roman.
-Lâche-moi ! sanglota le petit garçon comme dernier cri pour se libérer.
Mais les pleurs de l’enfant furent vite couverts par le cri de Vadim lui-même qui repoussa vivement Roman, regardant sa main avec effroi. Roman n’attendit pas plus longtemps et il prit ses jambes à son cou malgré les larmes qui lui brouillaient la vue, laissant son père tremblant devant la chair de sa paume brûlée à vif, comme s’il avait posé la main sur de la braise…
***
La Mort
-Non mais t’es vraiment con ou tu le fais exprès ?!
La gifle suivit immédiatement l’insulte.
Roman laissa tomber le marteau qu’il avait en main pour caresser sa joue douloureuse ce qui lui valut une autre gifle si violente qu’il tomba à genoux.
-Ne laisse pas tomber les outils, crétin !! hurla de plus bel Vadim.
Le forgeron ramassa le marteau aux côté du garçon toujours agenouillé qui fixait le sol. Les traits de son visage étaient imperceptibles, ses cheveux cachant celui-ci, mais Vadim était persuadé qu’il pleurait encore, comme toujours d’ailleurs.
-Tsss… et c’est supposé avoir quatorze ans. À quatorze ans j’étais déjà un homme… Mais voulez-vous bien me dire pourquoi je garde une mauviette pareille ! persifla Vadim entre ses dents en rangeant les outils.
-Rien ne t’oblige à t’occuper de moi…
C’était une voix neutre, sans émotions, qui c’était élevée dans la forge, Vadim eut du mal à y reconnaître dans cette voix celle de Roman, mais c’était bien Roman qui avait parlé, il n’y avait aucun doute la dessus. Il se retourna vers le garçon à genoux, un regard mauvais posé sur lui pour avoir été aussi impertinent, il allait rétorquer mais Roman le devança.
-Ne me force pas à répéter, tu as très bien compris ce que j’ai dit… dit calmement Roman en se relevant.
-De quel droit oses-tu ?! s’écria Vadim dont le teint s’empourprait de colère.
-Oh ! Arrête ça va on a compris ! T’es fâché, je sais, je suis qu’un petit con après tout. Mais pour répondre à ta question : tu t’occupes de moi parce que je te fais penser à ta chère Oksana… cracha avec une haine inhabituelle le garçon.
Ce ne fut pas une gifle, mais bien un coup de poing qui vint heurter le visage de Roman. Il fut projeté par la force du forgeron contre l’enclume. Mais se fut au grand étonnement de Vadim que le garçon se releva, essuyant du revers de sa main le sang qui coulait de son nez et de sa lèvre. L’étonnement se mua soudain en peur quand les flammes du foyer se mirent à augmenter jusqu’à danser dans l’âtre d’une ardeur qu’elle ne pouvait atteindre qu’en enfer selon les dires de l’église. Roman se dirigea lentement vers l’homme mort de peur contre le mur de sa forge, la paille au sol s’enflammant au fur et à mesure qu’il passait à proximité. Il se saisit d’un tisonnier devenu rouge par la chaleur et le manœuvra négligemment tandis qu’un sourire éclaira son visage.
-Fi… fils du diable… ne réussit qu’à balbutier Vadim, blême de terreur, coincé par le véritable mur de flamme se dressant devant lui.
Le rire tonitruant de Roman résonna dans la forge tandis que les flammes consumaient tout avec un appétit dévorant.
-Heureusement pour toi Vadim que je ne suis pas ton fils !
Le garçon se rapprocha de celui qu’il avait jadis considéré comme son père et se pencha à son oreille, un sourire de satisfaction ne pouvant quitter ses lèvres.
-Roman Vadimovitch est mort désormais… souffla Roman à l’homme figé. Mais comme tu vas t’ennuyer tout seul, tu n’a qu’à aller rejoindre ta chère Oksana.
Mais Roman avait encore assez de respect pour son père adoptif pour lui octroyer une dernière chose; le tisonnier transperça le cœur de Vadim Vadimovitch sans même qu’il s’en aperçoive.
***
La Renaissance
Le pied du capitaine Abramovitch martelait le quai avec impatience.
Un matelot, il ne manquait qu’un matelot et ils pourraient enfin lever l’encre. Pourquoi fallait-il donc que la marine marchande ait aussi mauvaise réputation, ça en devenait embarrassant lorsqu’il fallait engager des volontaires. Les jeunes hommes préféraient aller se geler en Sibérie plutôt que de naviguer sur les mers du Nord.
Le vieux capitaine soupira et jeta un dernier coup d’œil vers le quai de Primorsk, rempli de marchand de poisson, grouillant de marins ivres, mais vide de tout volontaire. Tant pis, ils devraient faire sans le matelot de plus, le dernier était mort d’une pneumonie avant même d’avoir pu faire un mois à bord. La capitaine Abramovitch se retourna vers son navire, résigné, quand une voix de jeune homme l’en empêcha.
-Hep ! Attendez un instant !
-Qu’est-ce que tu me veux gamin ? grogna le marin en découvrant que c’était un jeune homme à peine sorti de l’enfance qui l’avait interpellé de manière aussi impolie.
-Vous engagez toujours j’espère ? dit le garçon un sourire aux lèvres comme s’il n’avait rien remarqué de la mauvaise humeur de l’autre.
-Euh…je… oui, bien sûr… balbutia le capitaine, interloqué par se soudain revirement de situation.
-Fantastique ! J’ai eu peur un instant que vous n’engagiez plus, j’ai toujours rêvé de faire de la navigation. Ben dis donc, il est beau votre bateau! Dites, c’est vous le capitaine ?
Il serra avec vigueur la main du vieux marin et n’attendit pas les invitations pour monter à bord sans cesser de déclamer son admiration pour le navire. La capitaine regarda avec incrédulité cette tornade qui venait de lui tomber dessus en plein port et interpella le garçon alors que celui-ci était partit en grande conversation avec le cuisinier et son sac de patates.
-Hey ! Petit ! Veux-tu bien me dire comment tu t’appelles ?!
Le garçon se retourna vers lui avec son indécrottable sourire qui semblait narguer tout le port, il claqua les talons à la manière des militaires et salua le capitaine.
-Moi c’est Koslov m’sieur, Roman Koslov de Pokrovskoïe !
Autres: Choses inutiles à savoir : il aime les enfants, les animaux et le jardinage. Il parle avec un accent russe très prononcé, même s’il connaît parfaitement l’anglais, il n’aime tout simplement pas renier ses origines.