Nom: Anderson.
Ce n'est pas mon nom d'origine, mais cela n'a pas sa place ici, je tiens cependant à vous le préciser.
Prénom: Andrew
Age: 22 ans
Sexe (même si la question ne se pose pas vraiment): Je suis un homme. Juste un homme, je ne compte pas changer, c'est la Nature qui m'a fait comme cela et c'est très bien.
Sexualité (homo ou bi): Je n'ai aucune préférence. Mais je ne suis pas vraiment porté sur cela en fait, j'ai bien trop peur de blesser mes amants... Et puis je n'ai jamais rencontré personne.
Rang/Fonction (s'il fait partie du personnel ou des nobles logeant au château) :
Cuisinier.
J'avais eu quelques cours très bons données par les femmes de ma famille, alors je suis plutôt doué pour cela.
Description physique (minimum 5 lignes):
Je ne suis pas très grand, surtout pour un gars, pour un poids plutôt léger si vous voulez mon avis. J'évalue ma taille par comparaison avec les autres pour avoir une idée quand même... Cependant je suis capable d'en découdre assez facilement, je ne gagne pas tout le temps mais je peux faire du dégâts. Je suis donc plutôt fin, mais j'ai une envergure d'épaule plus que respectable, sans parler d'impressionnante évidement. Je ne suis pas non plus particulièrement musclé, je fais parfois du sport comme de la course ou du défouloir en frappant dans un sac de grain ou autre mais rien de bien méchant, je ne m'entretiens pas plus que cela.
J'ai des cheveux plutôt courts, mais pas ras non plus, je n'ai jamais vraiment cherché de mot pour les qualifier après tout je ne me décris pas tous les jours à l'écrit, hein, les gens me regardent et ils se font leur propre idée. Ah et ils sont gris foncés, c'est étonnant comme couleur. Pour ce qui est de mes traits ils sont simples, masculins, harmonieux et léger. Mes yeux sont noirs. Je ne suis que très rarement obtus ou au contraire joyeux. J'ai la plupart du temps une expression neutre, simple, froide. Je ne cherche pas à en changer, elle me va très bien.
J'ai une démarche, sobre, plutôt discrète, et je ne cherche pas à attirer l'attention sur moi, l'anonymat me va très bien. Pour ce qui est des fringues, je porte des couleurs plutôt sombres et des matières comme le coton ou le velours, plus du jean pour les pantalon. Mais bien sur ce n'est pas exclusif des écarts peuvent parfois arriver. Il n'y a qu'une chose qui ne change jamais dans ma tenue c'est mon écharpe, parce qu'elle m'est très chère.
Voilà, une description rapide de ce que je vaux physiquement.
Description psychologique (minimum 5 lignes):
Au fond je suis quelqu'un de simple, même si je fais tout pour ne pas le laisser apparaître. Je ne cherche que quelques petites choses toutes bêtes: le calme, la simplicité, et pourquoi pas le bonheur? Je veux juste qu'on me laisse vivre ma petite vie tranquille et pourquoi pas heureux. Mais voilà c'est rarement comme cela que ça se passe. Je suis parfois capable d'affection ou de gentillesse mais c'est tellement loin en moi qu'il faut du temps avant de les trouver ces signes. Je n'aime quand même pas trop me dévoiler, avec le temps je suis devenu plutôt secret et très indépendant. J'aime être seul et me débrouiller par moi même donc demander de l'aide, très peu pour moi, je préfère encore m'arracher un bras plutôt que faire ça.
J'ai grandi dans une famille relativement stable et chaleureuse j'ai donc des valeurs telles que le partage, les responsabilités, et la douceur. Mais voilà, avec le temps je les ai caché très très loin au fond de moi pour ne plus avoir à les ressortir et je suis devenu froid, distant et très solitaire. Je me complet dans ma solitude, je ne veux pas partager ma vie privée avec les autres et même le reste, je suis devenu très égoïste. Je suis quelqu'un de très secret et qui parle vraiment difficilement de lui. C'est dommage? Mais c'est comme ça. J'ai un côté cynique, tranchant et franc qui est désagréable selon certains. Je m'en fiche. Oui je suis devenu plutôt indifférent aussi, les autres me sont égal, le plus important restant ma propre personne. J'ai un côté un peu hautain, snob et orgueilleux qui me surprend moi même mais qui ne me déplait pas dans le fond.
Mon côté lycan est très sauvage, violent et sanguinaire comme la plupart d'entre nous. Je me réveille souvent couvert de sang, avec cette sensation qui m'est devenue coutumière d'être repu, mais différemment que lorsque je mange des légumes, une sensation tellement meilleure qu'elle en est grisante et très effrayante aussi. Pas que je déteste ce que je suis devenu, mais je ne l'aimais pas énormément au début. Aujourd'hui, je m'y suis fait et j'ai même tendance à l'apprécier, un peu comme un cadeau ou une arme. Comme une vengeance: la vie m'a blessé alors je fais souffrir les gens, involontairement certes, mais cela rééquilibre la balance. Mais bon ma conscience humaine n'est pas tendre non plus et je ne suis pas du genre à tendre la main pour aider quelqu'un à se sortir des problèmes, je suis même plutôt du genre à enfoncer, je me sens moins seul comme ça.
Je suis quelqu'un de libre, très libre un peu trop surtout vu la condition à laquelle je suis réduit. C'est déshonorant et dégradant, mais c'est comme ça, pour survivre je n'ai pas eu d'autre choix que celui de m'adapter et de ravaler ma fierté et mon égo. Être ravalé au rang de serviteur, en quelque sorte, le cuisinier c'est un peu mieux, m'est vraiment désagréable. Cependant avec le temps j'ai appris à être méticuleux et même si je n'aime pas ça, je sais respecter les gens et courber l'échine quand il le faut. Pas trop souvent non plus, je défend mes positions quand même mais comme les autres m'indiffèrent, je vis ma misérable petite vie en regrettant le passé et en étant dépité d'un avenir qui aurait pu être magnifique. Et puis au moins j'aime la cuisine. C'est mieux que rien.
En amour, c'est bien simple je suis absent. Je ne connais pas ces choses là, je n'ai jamais pratiqué et je n'ai jamais ressenti le besoin de m'y mettre. Donc je ne sais pas du tout comment je me comporterais, mais je me souviens de l'amour que se portaient mes parents, alors j'ai quelques repères quand même, rassurez vous. Cependant mon cœur est fermé et dissimulé à vous de savoir trouver le chemin qui y mène...
Vous pensez tout savoir de moi? Je vous trouve bien prétentieux pour pouvoir prétendre cela, comment pouvons nous imaginer coucher une personnalité, une âme, deux êtres qui plus est, sur papier? Venez donc vous frotter à moi, et vous découvrirez des choses bien plus profondes...
Histoire (minimum 10 lignes):
A l'origine de mon existence sur Terre, il y a une rencontre. Même beaucoup de rencontre mais je ne les connais pas toutes et cela serait bien trop long. Mais voilà la plus importante pour moi et celle que je connais le mieux. Ma mère était une jeune femme de 25 ans lorsqu'elle a rencontré mon père. Elle s'appelait Sarah, et elle était la fille aînée d'une famille de deux enfants. Ce ne fut pas de suite le grand amour entre eux, mon père, imbu de lui même, 27 ans, était le fils héritier et unique d'une riche famille. Allen Alistair était donc un héritier et il se savait et en usait, beau, jeune, il avait vraiment tout pour lui. Mais ma mère ne comptait pas le laisser faire et lorsqu'ils se sont rencontrés, par hasard dans la rue alors qu'il rabaissait un adolescent, elle l'a remis en place comme il le fallait. Elle avait un très fort caractère et ne comptait pas laisser un « petit crétin arrogant et con » se prendre pour ce qu'il n'était pas. Elle l'a donc remis en place et lorsqu'il a voulu répliqué et qu'il l'a vu, avec son air dédaigneux, sévère et des yeux perçants et déterminés il n'a su que dire. Par la suite ils se sont bizarrement croisés très souvent, leur relation étant constitué de piques et de remises en place. C'est mon père qui faisait en sorte de croiser le chemin de sa belle le plus souvent possible. Quel romantique quand même... Elle lui apprit de nombreuses valeurs et en retour il lui offrit sécurité et stabilité, que cela soit du domaine du concret ou du domaine psychologique. Bref donc après quelques mois de fréquentations comme cela, ils se sont officiellement mis ensemble, et après quelques années de vie commune, il m'ont eu. Bien sur le caractère de ma mère n'était pas bien vu, une femme doit savoir rester à sa place, se taire et être une bonne épouse, fille ou sœur. Mais elle ne l'entendait pas de cette oreille et Allen était de cela. Fidélité, tendresse, et amour. Puis elle est tombée enceinte et je suis né. Et non rien d'extraordinaire me direz vous, sauf une très bonne position sociale et une sécurité à vie pour eux et leur descendant. Ou presque.
Mes grand-parents sont tous morts, joyeux non? De morts naturelles, maladies et vieillesse. Bien sur cela fut une épreuve pour mes parents, je ne me souviens pas de tout mais de leur tristesse respective en parlant de leurs parents. Ils y étaient tous les deux très attachés, c'est ben normal autant que moi je tenais à eux. Je les ai un peu connu aussi, je revois le sourire de chacune de mes grands-mères et les regards complices de mes grands-pères, je me souviens de l'admiration que je leur portais et du respect que j'avais pour eux, et que j'ai toujours évidemment. Je vais régulièrement sur leurs sépultures, poser des fleurs et bavarder un peu avec eux. Vous trouvez cela vain et stupide? Je m'en fiche. J'étais un enfant choyé, chouchouté, un peu trop peut-être, mais éduqué et bien élevé. On m'a apprit de nombreuses choses, j'ai eu le droit à un enseignement de qualité et à l'acquisition des valeurs que ma mère avait déjà transmises à mon père. J'étais un enfant vif et curieux, mais pas très bavard par contre. Puis j'ai développé un langage correct, régulier et vif. Je n'avais donc pas oublié la parole en cours de route. J'avais 15 ans lorsque c'est arrivé. Je suis rentré chez moi après une ballade à cheval et j'ai trouvé mes parents morts, ainsi que bon nombre de serviteurs. J'étais rentré tard et j'avais passé quelques heures avec ma monture, la nuit était donc déjà là. Il y avait une créature couverte de poils sombres. La vision de leur visages horrifiés, souffrants, le sang, les blessures tout cela me hante encore aujourd'hui. La bête m'a regardé, à grogné puis s'est jetée sur moi, j'ai senti des morsures et des griffures, puis plus rien. Je me suis cependant réveillé, quelques jours plus tard, dans un lit. J'ai été recueilli par l'un des serviteurs de notre famille qui m'a retrouvé vivant et éloigné du carnage. Il m'a raconté les lycans et les vampires, et les autres, il m'a longtemps veillé et soigné. Je ne parlais plus. Puis il m'a reconduit chez mon oncle, qui en l'absence de mes parents était mon « tuteur ». Le frère cadet de ma mère. Il a dilapidé toute notre fortune pour lui, et n'a jamais fait attention à moi. Je me suis donc retrouvé seul puisque le serviteur s'est trouvé une nouvelle maison pour avoir un travail. Un vide énorme s'est crée en moi après la disparition de mes parents, mes repères, toute ma vie... Ils me manquent horriblement.
A partir de cet instant, j'ai commencé à changer. Je ne parlais plus, je ne dormais que très peu et je me suis révélé incapable de faire confiance et surtout de m'attacher de nouveau. La perte si subite et si violente de mes parents m'avait trop touché. J'étais anéanti, dévasté et je ne trouvais rien à quoi me raccrocher. Les seules choses que j'ai pu récupérer de mon ancienne vie sont un pendentif appartenant à la mère, une chevalière à mon père et une écharpe, une étole présent de ma grand mère à son petit fils, pour plus tard. Une magnifique écharpe noire et blanche, avec des formes géométriques et un petit symbole. Il représente une fleur sauvage comme les aimait ma mère, quelques trèfles ainsi qu'une coccinelle, animal fétiche de mon père. Ces objet je les porte tout le temps sauf l'écharpe en été, parce que bon quand y fait chaud, y fait chaud... Je ne sais pas quand et comment j'ai fait, mais j'ai fini par me relever et me décider à avancer. Je me suis donc enrôler au château du prince Liam dans la très belle petite bourgade de Blackford. Pourquoi? Et pourquoi pas? J'ai changé de nom aussi, ici personne ne me connaissait, alors j'ai décidé de m'appeler Anderson. Je ne voulais pas salir mon nom avec une condition si dégradante. Et j'ai fini de grandir à la dure, en solitaire, n'accordant plus ma confiance et mon affection. Je ne voulais pas réitérer l'expérience. Et bien sur dans le sang. Un lycan sanguinaire chaque soir de pleine lune. En ai-je honte? Oui, au début je voulais mourir à chaque lendemain, puis je m'y suis fait. Mais c'est aussi une des raisons qui me poussent à être si solitaire. Et après? Aujourd'hui j'ai 22 ans, je vis au jour le jour, je ravale ma fierté, je tente d'oublier mon passé et de ne pas penser au futur que j'aurais pu avoir pour accepter ma condition. C'est dommage, mais c'est comme ça. Bien sur il y a des moments ou je l'ouvre, mais bon, faut pas déconner non plus... J'ai réussit à arracher à mon oncle des lettres de mes parents et de mes grands-parents, je ne sais pas si elles serviront un jour mais elles sont là, et je les garde précieusement.