Nom : Begins
Prénom : Lutha
Age : 27
Sexe (même si la question ne se pose pas vraiment): masculin
Sexualité (homo ou bi): Bi
Rang/Fonction (s'il fait partie du personnel ou des nobles logeant au château) : Nouveau maître d'armes du prince...
Description physique : Il mesure 1m87 et 80kg, les cheveux noirs, yeux marron, plus longs au dessus et plus court vers la nuque. Il a un tatouage de croix chrétienne sur la nuque qu’il s’est fait faire par respect pour son seul père dans son cœur. Il a les yeux marron. Il a une carrure solide, bien musclée et sur ses mains, on peut voir quelques traces de vieilles brulures maintenant cicatrisées. Il est très rare de le voir rire ou même sourire.
Ses mains sont noueuses et a toujours une barbe de quelques jours sur le visage.
Quand il prend sa forme lupine, c’est un loup gris dont le tatouage sur la nuque devient des poils noirs de la même forme même si elle est un peu plus grossière. (Elle n'est pas sur le dessin parce que ça faisait moche ^^ ; )
Description psychologique (minimum 5 lignes): Lutha est quelqu’un de discret qui peut sembler être absent par moment mais il n’en est rien. Il dégage une force tranquille, il peut sans un mot avoir des réactions auxquelles on ne s’attend pas car c’est quelqu’un qui parle peu de lui. Il aime beaucoup écouter les autres en revanche et n’est pas forcément avare de conseils. Il est quelqu’un d’attentif aux autres mais déteste ceux qui font du mal par plaisir.
Il lutte à sa manière contre la lycanthropie et déteste tuer des êtres humains. Il a profondément été marqué par son passé mais il sait aller de l’avant et profiter de ce que lui offre la vie. Il voit sa maladie comme une épreuve pour aller au ciel et obtenir le salut.
Histoire (minimum 10 lignes > si c'est trop long je peux raboter ^^; ):
C’était un matin comme les autres en Angleterre, non loin de Londres, dans une petite ville paisible où les bonnes gens vivaient au gré de leurs petits ragots. Le père William, un homme bon et généreux, s’occupait de l’église et des gens de la ville et il avait l’habitude tout les matins de ramasser le lait que la laitière lui déposait.
Quelle ne fut pas sa surprise ce matin là, quand il ouvrit la lourde porte en bois, un panier dans lequel était emmitouflé un nourrisson. Le bambin fit un gazouillis avant de se mettre littéralement à brailler ce qui tira un doux sourire au père William qui décida dès lors de prendre l’enfant sous sa protection.
Lutha grandit donc parmi les histoires de la bible, les sermons de cet homme qui était un père pour le garçon qui était vif et curieux de tout. C’était un enfant malicieux qui faisait souvent des bêtises mais qui avait bon fond. Le père William lui appris à être bon et juste, à lire ainsi qu’à écrire. Ce furent les années les plus heureuses de la vie de Lutha, jusqu’à ce drame, une nuit, celle où il fut enlever par un étranger.
Dès lors, son enfer commença.
L’homme qui l’avait enlevé n’était autre qu’un loup-garou qui se servit de lui pour créer une meute, une descendance. Enfermant l’enfant alors âgé de 7 ans, l’homme attendit que le virus face son travail… Jusqu’à la prochaine pleine lune.
Terrorisé, Lutha resta de longues heures dans un coin de la pièce à pleurer en silence, le regard ampli de terreur braqué sur la seule porte de la pièce. Il était recroquevillé, se demandant si le père William le cherchait, il espérait qu’on le trouve et qu’on le tire des griffes de ce fou.
« Bientôt tu seras à moi… et beaucoup d’autres… » Soufflait l’homme de sa voix rauque et mauvaise.
L’endroit sentait le renfermé et le moisi et parfois, l’homme s’absentait durant quelques heures avant de revenir. Lutha ne bougeait pas d’un pouce, tremblant de froid et surtout de peur tandis que les premiers symptômes de la maladie apparaissaient. Le garçon se balançait d’avant en arrière, priant pour qu’on le retrouve avant que l’homme ne le tue. Car il était persuadé qu’il allait mourir.
Son ventre criait famine et quand Lutha finissait par sombrer dans le sommeil, il rêvait qu’il était un loup et qu’il courait dans les bois, qu’il sentait le gibier…
Ce fut au troisième jour que la fièvre et les tremblements apparurent, Lutha ne pouvait plus bouger et la maladie lui donnait des hallucinations, il voyait des choses que seuls ses yeux pouvaient voir, appelant son père quand il était assez lucide pour le faire.
« S’il vous plait… Je n’ai rien fait… J’ai rien fait… » Soufflait Lutha à l’homme… Ou à Dieu, ou même le père William, il ne savait plus… Il demandait pardon sans savoir vraiment pourquoi, sans comprendre lui-même.
L’homme entra soudainement, la première fois depuis qu’il l’avait amené ici mais Lutha était incapable de bouger, terrassé par la fièvre.
« Ce soir, c’est ta nuit… » Ricana l’homme, fou.
« S’il vous plait laissez moi partir… » Gémit Lutha qui se mit à pleurer. « J’ai rien fait de mal… Je veux pas mourir… »
« Tu es un bon gaillard, tu devrais survivre… ! » Fit l’homme qui souriait, Lutha le sentait rien qu’au son de sa voix.
Mais ce qu’il sous entendit fit paniquer le garçon qui tenta de s’appuyer sur ses bras. L’homme s’avança avec des chaines épaisses.
« Je veux pas mourir… Je veux pas mourir… ! » Fit Lutha qui s’accrocha à la manche de l’homme qui venait de lui attacher les poignets avec une lourde chaine. « S’il vous plait ! Pitié ! PITIE ! » implora le garçon qui avait réunis ses dernières forces pour supplier son tortionnaire.
« Si tu ne survis pas, c’est que je me suis trompé… » Répondit simplement l’homme, Lutha écarquillant les yeux en comprenant que l’homme l’avait enchainé au mur… C’était un homme grand, à l’aspect rustre, sale… Des cheveux hirsutes et une odeur de musc si forte qu’elle piquait les yeux du garçon.
Muet de terreur, la respiration du jeune homme s’accélérant, comprenant qu’il allait lui arriver quelque chose de terrible.
« Non… Non… NON ! » S’écria Lutha qui tira sur les chaines qui était bien trop solides pour l’enfant de 7 ans qu’il était. « AU SECOURS ! A L’AIDE ! » Cria l’enfant qui fut prit d’une soudaine bouffée de chaleur qui lui dévora l’intérieur du corps. La douleur fut telle qu’il perdit connaissance.
La respiration rapide était sifflante, son corps parcouru de tremblement et de sueur alors que la nuit tombait. Quand il reprit ses esprits, l’enfant était incapable de parler ou de bouger le moindre muscle tant il se sentait mal. Sa tête tournait, il se sentait nauséeux. Des larmes de terreur coulèrent le long de ses joues salies et puis elle apparue… La lueur de la lune par l’unique petite fenêtre de la pièce… Il le sentit alors, l’appel de la forêt, l’appel de ce monstre qui avait naquit en lui.
Son corps ne devint alors que douleur, un cri puissant déchira la nuit alors que le garçon subissait sa première transformation. Il sentait chaque os pousser les parois de son corps. L’enfant su qu’il vivait ce le père William appelait l’Enfer. Ses mains craquaient, ses pieds, tous ses os mais le pire fut quand il sentit son crâne s’élargir, lui donnant l’impression qu’il allait littéralement exploser. Ses vêtements se déchirèrent car son nouveau corps était quatre fois plus grand et gros que celui de l’enfant qu’il était. L’énorme loup aux crocs démesurés et luisant se tenait couché là, entravé par les chaînes, couinant encore un peu. Tout était si étrange… Mais ce qui lui était évident était qu’il avait faim… très faim. Mais ces chaînes froides pour le moment l’encombraient.
L’homme qui l’avait séquestré durant tout ce temps se tenait devant lui, également en forme lupine. Le loup gris eu une sorte de sourire en déposant un gros gibier dans la pièce.
Lutha reconnu l’odeur de cet homme et dans un coin de sa tête, une colère sans nom l’envahit. Il tira sur les chaînes et agrippa la proie à plein crocs, dévorant et engloutissant la chair encore chaude.
Ce ne fut qu’une fois ce repas terminé que Lutha hurla à la lune avant de se débattre jusqu’à en briser les chaînes, voulant retrouver cet autre loup pour le tuer, le mettre à mort.
Et c’est ce qu’il fit en plein milieu de cette nuit d’été… Il tua son tortionnaire au prix de multiple blessure et d’un combat difficile.
Quand le jour se leva, Lutha repris conscience au milieu d’une forêt qu’il ne reconnut pas. L’odeur de l’humus était douce comparée à l’autre odeur qui empestait la mort. Terrorisé de nouveau de ne se souvenir de rien, le garçon s’appuya sur ses bras tremblant pour découvrir qu’il était recouvert de quelque chose de noir, dur et sec, du sang séché.
« Au secours… » Souffla Lutha qui n’avait presque plus de voix.
Il entendit un peu plus loin des voix et il reconnu celle du père William qui l’appelait.
« Père William… » dit encore le garçon la voix tremblante, rassemblant ses forces pour se relever. « JE SUIS LA ! » Cria le garçon qui se mit à pleurer alors qu’il se mit à courir de manière maladroite, ses jambes le soutenant à peine.
« LUTHA ! Oh mon Dieu ! » S’exclama l’homme d’Eglise en voyant son protégé nu et couvert de sang séché.
« PERE WILLIAM ! PERE WILLIAM ! » Criait l’enfant qui déchargeait enfin toute la peur qu’il avait eu, se collant contre sa seule famille, pleurant, les sanglots lui déchirant la gorge. « Me laissez pas ! » Demandait le garçon alors que bouleversé, William le serra contre lui.
« C’est fini mon garçon… C’est fini… »
A partir de cette nuit là, chaque pleine lune fut une épreuve de plus pour Lutha et pour le père qui n’abandonna pas son protégé à ce sort terrible. Un an s’écoula ainsi, le père William avait rapidement trouvé une solution pour que Lutha ne fasse de mal à personne. Malgré tout, Lutha demeurait terrorisé par cette nuit et ce ne fut que la gentillesse de son père de substitution qui continué à vivre. L’année des 9 ans du garçon, en fin d’après midi juste avant la nuit de la pleine Lune, Lutha expliqua au père William qu’il n’en pouvait plus et qu’il souhaitait mourir…
« Tu ne dois pas penser ça Lutha… Tu sais que ceux qui s’ôtent la vie ne sont pas acceptés au paradis. Tu dois lutter contre ce démon ! »
« Mais j’en ai assez… Pour Il ne m’aide pas ? Je n’ai rien fait de mal. » Fit Lutha qui se sentait comme trahi.
« Les voies du Seigneur… »
« … Sont impénétrables, je sais… » Souffla Lutha qui renifla un coup.
« Allons mon garçon… Dieu à un dessein pour chacun de nous… Ton fardeau est lourd je le sais mais peut-être que Dieu te met à l’épreuve pour tester ta foi en lui, ta résistance au mal pour que tu fasses quelque chose d’important. » Fit le père.
« Comme quoi ? » Demanda alors le garçon qui essuya son nez d’un revers de manche.
« Je ne le sais pas vraiment… Moi-même parfois, j’ai du mal à comprendre mais c’est normal. Déjà, n’oublie pas que le pardon est la plus grande des vertus. » Rappela le père William avec un sourire bienveillant.
Ce fut les dernières paroles que le garçon entendit avant que son mentor ne meurt quelques jours plus tard, terrassé par une crise cardiaque.
Se retrouvant seul, Lutha se vit envoyé dans un pensionnaire pour garçon à Londres, déprimé et en voulant au monde entier, son premier tête à tête avec le directeur lui fit comprendre qu’ici il n’était pas le bienvenu.
Au courant de son ‘problème’, le directeur, le père Allan qui était une vieille connaissance du père William. Le directeur était un homme cruel et froid, tout le contraire du père de Lutha qui se demanda longtemps comment deux hommes aussi opposés pouvaient se connaître.
Enfermé dans les catacombes profondes de l’école tous les soirs de pleine lune, Lutha vouait une haine farouche à cet homme qui ne se gênait pas pour le battre, le maltraiter dès qu’il en trouvait l’occasion. Lutha occupait donc tout son temps à trouver toutes sortes de mauvais tour à jouer à son directeur.
Les années passant, Lutha devint plus calme, plus posé, détestant toujours autant le père Allan mais la gentillesse du père William n’était pas totalement éteinte, aussi, le jeune homme aimait écouter ses camarades et les conseiller, aidant les plus jeunes, les guidant un peu comme son père l’avait fait pour lui.
C’est à ses 18 ans qu’il fut mis à la porte par le père Allan et pour seul bagage, il n’eut qu’un peu d’argent et une lettre de consigne pour les nuits de pleine lune. Il erra alors pendant plusieurs années en Angleterre jusqu’à ce qu’il entendit parler d’un village peuplé d’hommes et uniquement d’hommes ; où la rumeur courait que des alchimistes recherchaient un remède contre la lycanthropie… C’est avec un peu d’espoir qu’il se rendit donc à Blackford… La ville du Prince Liam Macbeath.