Gabriel Nimrod ~ Professeur d'Escrime ~

 Age : 17 Inscrit le : 05 Mar 2008 Messages : 40 Localisation : entre les cuisses de Loup Feuille de personnage Age [RPG]: 120 Fonction/Métier: Noble / Professeur d'escrime du Château Amour: Loup !!!!!!
 | Sujet: Re: Promenons-nous dans les bois... [PV Gabriel] Lun 23 Juin - 20:21 | |
| Gabriel regarda le petit humain qui s'accrochait presque désespérément à lui, obéissait à ses désirs tout en lui rapellant qu'il était encore maître de sa volonté, même s'il n'était suspendu au bord d'un gouffre que par un cheveux. Gabriel sentait venir le moment de couper ce cheveux pour qu'il plonge dans les ténèbres de son âme. Loup avait basculé sa tête en arrière. Le vampire embrassa sa gorge, la mordilla légèrement, mais rétracta ses canines de peur de faire une bêtise. Son corps fut parcourut d'un spasme violent et il se libéra dans un gémissement qu'il étouffa dans la bouche de Loup. C'était finit. Sa puissance diminuait, il était fatigué, le plaisir avait atteint son paroxysme et Loup l'avait pour ainsi dire, vidé. La logique aurait voulut qu'il lui rende la pareille en lui offrant son sang, mais Gabriel n'était pas cruel. Il reposa Loup sur le dos dans les feuilles et se retira de lui pour se laisser choir sur son torse avec un soupir d'épuisement. Il parsemait de baisers sa peau de bébé mouillée de sueur, caressait ses cotes et son visage avec une douceur qu'on n'aurait pu croire possible chez un être doté d'un telle sauvagerie et d'une telle force dans les moments les plus intenses.
- Loup...c'était délicieux...merci...
Il aurait du être rassasié avec tout le sang qu'il avait bu ce soir, mais son amant lui donnait tellement envie. Doucement, il remonta ses lèvres sans cesser d'embrasser sa peau, jusqu'au creux de son cou qu'il mordilla encore un peu, mais il cessa avant de passer à l'action. Il se mordit la lèvre pour s'en empêcher, et se releva pour aller chercher ses vêtements et ceux de Loup. Le jeune homme aurait sans doute du mal à bouger après cette nuit. Gabriel s'habilla, puis il donna ses vêtements à l'humain encore étendu par terre. Il secoua sa chemise pleine de feuilles, aida Loup à se mettre assis, et lui souleva son bras droit pour enfiler sa manche. L'autre était un peu amorphe, et le regardait faire avec un tendre sourire. Gabriel regarda la peau pure de sa moitié avec une telle intensité qu'on aurait pu croire qu'il essayait de faire fondre son bras. Il passa sa langue dessus avec un soupir gémissant qu'on aurait pu apparenter à un ronronnement si les vampires avait été doté de cette faculté. Il en voulait encore. Décidement, on pouvait comprendre combien son statut de libertin lui manquait. Il finit par enfiler sa chemise à Loup pour cesser de se tenter ainsi lui-même, et il lui passa également son caleçon, non sans regarder encore avec envie ce qu'il avait maîtrisé pendant l'acte.
- Tu vas finir par me rendre fou...
Il posa encore ses lèvres sur les siennes, descendit sur son menton, sur sa gorge, et vint caresser l'endroit le plus tendre du cou, sur le coté. Un éclair rouge passa un bref instant dans ses yeux. Il les ferma. Sans vraiment s'en rendre compte, il sortit ses canines. Instinctif et incontrôlable. Le désir et la faim ne faisaient malheureusement pas bon ménage. Il s'assit à califourchon sur le jeune homme qui n'était couvert que de sa chemise ouverte et de son caleçon, l'attrappa dans le dos pour le coller à lui avec sa main gauche, et bloqua la main gauche de Loup avec sa main droite. L'éclair rouge passa une deuxième fois en provocant un spasme violent, mais cette fois, la lueur resta accrochée à ses pupilles. Il n'entendait pas ce que disait Loup. Lui parlait-il seulement ? Il ne voulait pas lui faire mal. Mais il en avait tellement besoin. Etait-ce bien de ne pas lui demander ? Gabriel se sentait coupable, mais ce sentiment était écrasé par sa soif. Il appuya un peu plus ses canines sur la peau du cou de Loup. La veille, il l'avait mordu au doigt. Là, cela risquait de lui faire plus de mal. Le parfum de Loup, melé au parfum de son sang qu'il sentait à travers sa peau l'aveuglaient. D'un claquement de machoire, il inséra ses canines dans sa chair. Il entendit un vague gémissement, mais le bruit du sang qui battait dans les veines de Loup le couvrit. Il suça la peau et le sang qui en sortait. Loup était délicieux. Il n'avait pas goûté de sang aussi bon depuis des lustres. Il aurait pu le dire à Loup pour le complimenter, mais d'un point de vue humain, ce n'était peut-être pas la meilleure chose à faire. _________________
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Loup Stemnway ~ Sorcier ~

Inscrit le : 07 Mar 2008 Messages : 53 Feuille de personnage Age [RPG]: 24. Fonction/Métier: Sorcier Amour: Gabriel ? Why not.
 | Sujet: Re: Promenons-nous dans les bois... [PV Gabriel] Mar 1 Juil - 10:16 | |
| Vidé. Mort. Les yeux mi-clos, le corps alangui, il respire doucement, épuisé. Son postérieur lui lance des appels douloureux mais il n’en a cure. Ses doigts pianotent le sol nerveusement et un frisson parcourt son corps. Il a froid. Terriblement froid. L’air qui le frôle le gèle. Il soupire en tremblant encore légèrement. Il sait qu’il va devoir payer un tribut. Parait qu’on n’a rien sans rien. Son regard triste et amer se balade sur la voûte des arbres. On ne devrait pas avoir droit de ressentir de l’amertume ou de la tristesse après avoir fait ce qu’ils ont fait. Non. On ne devrait pas. Alors pourquoi ces deux sentiments se propagent dans son corps, s’insinuent dans son sang et empoisonnent ses pensées ? Pourquoi son regard se peint-il de mélancolie ? Pourquoi … Pourquoi… Pourquoi. Les mains douces le rhabillent. Il tourne ses yeux à moitié fermés vers Gabriel qui lui enfile sa chemise sans mouvements brusques. Il se sent pitoyable. Pitoyable et faible. Incapable de tenir le coup. Il clôt les yeux un instant, recouvrant les orbes bleus trop expressifs pour le moment à son goût. Il se retrouve en caleçon quelques secondes plus tard sans bien comprendre comment. Son esprit embrumé flotte, empesé de doutes et de craintes. Il capte le regard avide de Gabriel et un vague sourire étire ses lèvres. Un sourire brouillé par la fatigue. Un sourire brouillé par l’amertume. Un sourire quand même.
Fou. Mais qu’est-ce que la folie, au fond ? Rien. Un grain de sable coinçant un mécanisme, voilà tout. Il ne dit rien. La remarque n’attendait probablement pas de réponse. De toutes façons il n’aurait rien trouvé à dire. Il sent vaguement une once de danger lorsque les lèvres de Gabriel s’attardent sur la peau de son cou. Un frisson le parcourt. Le Vampyr s’assoit sur lui et bloque ses mains. Plus de retraite possible. Aucune. Pris d’un doute il ouvre les yeux et fixe son plus ou moins assaillant. Rouge. Trop tard, probablement. Les dents s’enfoncent dans sa chair. Il serre les dents. Aussi fort qu’il le peut. Aussi longtemps qu’il y arrive. Jusqu’à la limite. La limite est vite abattue par la douleur et il émet un son rauque, râle douloureux. Il ferme les yeux. Ses doigts se crispent sur les doigts de Gabriel. Ses dents restent serrés. Il repousse la douleur à grand coup d’imagination. On ne l’avait jamais mordu à cet endroit. Jamais. Il n’avait jamais permis à personne de le mordre sans son consentement. Jamais. La fureur, la douleur. Ses doigts se crispent encore un peu plus, ses jointures se font blanches.
Il a la tête qui tourne, la gorge sèche. Il sent vaguement le Vampyr se décoller de lui. Il ferme les yeux. Ca fait trop mal. Ses doigts restent crispés dans leur position. Et il se sent faible, faible, faible. Il ouvre les yeux. Pas en grand. Juste à moitié. Il scrute le visage de Gabriel. Inquisiteur mais pas accusateur. Il n’a pas peur, il n’est pas terrorisé. Il est juste…déstabilisé. Il n’a pas compris pourquoi. Ses mains tremblent légèrement. Il le fixe encore. Toujours muet. Il n’a pas prononcé un mot depuis qu’il a planté ses dents dans son cou. Il ne sait pas s’il doit lui en vouloir. A vrai dire il ne le pense pas. Mais bon. Sa bouche se tord en une légère grimace désabusée et secoue la tête, premier geste. Il referme les yeux. Inspire un coup. Le tremblement de ses mains semble s’accentuer. Il ne sait pas s’il saigne encore. Il n’espère pas. Il n’a pas de crème cicatrisante dans son sac. Il l’a laissé au château. Il rouvre les yeux et son regard se porte sur la voûte des arbres. De toutes façons… Il tente d’avaler sa salive mais n’arrive qu’à s’étouffer avec. Une toux le prend. Violente et incontrôlée. Il a du mal à reprendre son souffle. Beaucoup de mal. Il n’y arrive pas vraiment, pour le moment. Des larmes perlent à ses yeux. Et le souffle revient difficilement. Pas trop tôt. |
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