Adam McWhisler

Inscrit le : 06 Avr 2008 Messages : 10 Feuille de personnage Age [RPG]: 18 ans Fonction/Métier: Cousin du Prince / Capitaine de la Garde Amour: Qui voudrait de lui ?
| Sujet: La fin du voyage [Pour qui voudra] Lun 7 Avr - 16:16 | |
| Enfin ! Il y était. Où ça ? Et bien devant le village de Blackford pardi. Après plusieurs journées de voyage, il arrivait enfin. Il faut dire qu’il n’en était pas mécontent. Car même si la guerre lui avait appris à ne pas être soupe au lait et à accepter les conditions de voyage parfois difficiles, il aspirait à se reposer et à discuter avec quelqu’un, tout simplement. Il faut dire que à peine arrivé au château du roi en fin de soirée, il avait dû repartir à l’aube en direction du domaine de son cousin. Il n’avait pas eu le temps de profiter de la nuit entière, puisque son frère et le roi l’avaient mobilisé une partie de la nuit. On lui avait certes proposé de ne partir que vers midi, mais Adam ne se sentait pas à sa place, là-bas. En fait, il n’avait plus vraiment de chez lui… Quand à une quelconque compagnie, et bien il avait estimé superflu de se faire accompagner de gardes, et était parti avant qu’on puisse lui reprocher cette conduite légèrement juvénile. Mais il ne regrettait pas sa décision. Si il s’était fait accompagné des gardes de son père, nul doute qu’il aurait passé un mauvais voyage. Et il ne s’était pas senti de gâcher les retrouvailles de ses propres subordonnées en les emmenant avec lui pour une énième aventure.
Avec un soupir, il stoppa sa jument baie. Et oui, pas de fier étalon de couleur unie pour lui. La majorité des nobles aimaient avoir un destrier de race, de couleur unie, qui leur donnait meilleure allure. Lui avait choisi cette jument pour la qualité de ses muscles et surtout, pour la lueur intelligente qu’il avait lu dans son regard. Peut-être était-ce étrange de penser de telles choses, surtout pour l’époque, mais Adam avait presque l’impression qu’elle était humaine. Ses réactions quand il lui parlait, sa façon d’agir… Ah, il avait sans doute passer trop de temps seul. Quoi qu’il en soit, Déziel, comme se nommait la jument, n’acceptait certains gestes que de lui. Comme par exemple le fait de brosser la crinière. Sans doute était-ce parce qu’elle était reine entre ses mains. Il lui faisait tant de caresses ! Nul doute que par son attitude, il ne devait pas toujours ressembler à un noble. Même là ! Ah, il ne devait pas avoir fier allure ! Certes, il avait pris garde à se raser un minimum. Mais on l’avait fait repartir si vite qu’il portait encore sa tenue de voyage usée. Au moins n’était-il pas obligé de porter son uniforme…
Ainsi, il se tenait sur une jument certes belle, mais ne ressemblant pas aux chevaux des nobles, avec des bottes usées qui avaient plus l’usage de tenir chaud et d’être confortables que de ravir l’œil, un pantalon qui avait perdu sa belle couleur noire d’origine, et un manteau de voyage. Et malgré tout cela, il détonait. Ses cheveux blonds qu’il avait pris soin de laver de temps en temps dans une rivière cascadaient autour de son visage, ses yeux étincelaient et un sourire illuminait son visage. De toute façon, par son maintien et la qualité visible sous la crasse, il ne pouvait qu’être noble. Toutefois, il n’avait pas cet éclat orgueilleux qu’avaient ceux de sa classe lorsque leur route les amenait à croiser des paysans. Lui était simplement fatigué, un peu las aussi. Il avait vu trop de morts, toutes classes confondues, dues à des « nobles » trop stupides pour voir leurs erreurs. Il ne s’estimait pas supérieur de part sa naissance, bien au contraire. Sa nature de sorcier le poussait à croire en sa propre infériorité.
Il secoua la tête, refusant à ses pensées de vagabonder trop librement, puis s’approcha des portes de la ville. On vint rapidement vers lui. Il se doutait, ou du moins espérait, que la sécurité était déjà bonne. Il en profiterait pour observer un peu, histoire de voir si il y avait des mesures à prendre. Apparemment, il se faisait du souci pour rien. Lorsqu’il présenta le document signé par le roi en personne attestant de son identité, le garde s’inclina respectueusement. Apparemment, il avait déjà une certaine réputation auprès des gardes du pays. Bref, après quelques sourires et paroles échangés, le jeune homme se remit en route. Prochain arrêt, les portes du château. En une autre occasion, peut-être aurait-il profité de la beauté du village, mais sans qu’il sache réellement pourquoi, il avait envie d’être au château rapidement. Et puis, il attirait l’attention. Rares étaient ceux qui arrivaient dans une tenue de voyage usée sur un cheval de qualité. De toute façon, il aurait tout le loisir de visiter le village lorsqu’il s’y rendrait pour y voir lui-même le niveau de sécurité. Il aimait faire le maximum par lui-même, et non pas tout reléguer à des subordonnées.
Trente minutes plus tard, il parvenait au château. Il ne pensait pas que cela lui prendrait autant de temps, mais il n’avait voulu faire avancer plus vite que nécessaire Déziel. Elle aussi était fatiguée. Avant de prendre un bain et de se changer, il la brosserait personnellement et lui servirait lui-même du fourrage, en y ajoutant quelques carottes supplémentaires. Elle les méritait. Il la stoppa lorsque les gardes, plus zélés encore puisque responsables de la sécurité du château, vinrent lui demander le motif de sa visite. Il s’exprima alors de sa voix veloutée et soyeuse, polie à souhait.
« Bien le bonsoir Messieurs. Je suis Sir Adam McWhisler. Mon arrivée a normalement dû être annoncé à Sa Majesté le Prince. »
Parallèlement à ses paroles, il tendit la même lettre que toute à l’heure. Sans doute son identité eut-elle demandé plus de vérifications, mais il semblait que sa réputation l’est précédée une nouvelle fois. L’idée ne sembla pas effleurée les gardes que quelqu’un est réussi à lui voler sa lettre signée de la main du roi. Quoi qu’il en soit, les gardes s’inclinèrent devant lui avec respect et admiration, avant de le laisser passer. Il pénétra donc dans l’enceinte du château… |
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